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Léon Luc de Corleone

di Maria Stelladoro

TRATTO DAL DICTIONNAIRE D’HISTOIRE ET DE GEOGRAPHIE ECCLESIASTIQUE, FASCICULE 182, COL.663-665.

MARIA STELLADORO

87. LÉON LUC DE CORLEONE (Saint), moine basilien en Italie méridionale (ixe s.).
Figure quasi inconnue du monachisme sicilien italo-grec qui, au cours des ixe-xe s., parti de Sicile s’est rapidement répandu et enraciné en Calabre. Leone Luca était né à Corleone de Sicile (et non pas à Corleone de Calabre, comme l’a affirmé Di Meo, Annali…, p. 128-29). Il était fils de Léon et de Téotiste, des pasteurs vivant à la campagne. A la mort de ses parents, il abandonna les travaux des champs et entra comme novice au monastère de San Filippo d’Agira, où un vieux moine, qui lui administra la première tonsure, lui conseilla d’émigrer vers la Calabre afin d’échapper aux raids des Sarrasins (et non pas des Vandales, cf. Stelladoro, La Vita…, p. 116). Après une peregrinatio ad limina Apostolorum, il s’établit dans un monastère situé sur les monts Mula en Calabre, où il devint le disciple de l’higoumène Cristoforo, qui lui imposa l’habit monastique et changea son nom en Luc (selon la coutume monastique consistant à donner un nouveau prénom commençant par la même lettre de l’alphabet que le prénom de baptême). Afin d’éviter les confusions avec d’autres moines nommés Léon, on le désigna par les deux prénoms, ce qui n’empêcha pas qu’il ait été erronément identifié à Luc de Bova (cf. Stelladoro, La tradizione…, p. 64 n°14). Associé à l’higoumène Cristoforo, il fonda un monastère sur le territoire de Mercurio puis un autre sur celui de Vena, où ils restèrent jusqu’à leur mort. Nommé higoumène de ce monastère de Vena par Cristoforo mourant, Léone Luca y remplit une fonction de thaumaturge polyvalent (guérissant un lépreux, des paralytiques et des possédés du démon). Sur le point de mourir, il désigna pour lui succéder ses deux disciples Teodoro et Eutimio. De Vena, où il décéda, ses restes furent par la suite transférés à Monteleone en Calabre, où l’église mère fut érigée en son honneur.
La Vita de Leone Luca est un écrit anonyme, dont il est impossible de préciser la date. C’est un bon exemple de l’hagiographie mineur (en opposition avec l’« hagiographie majeure », dont a traité S. Boesch Gajano, La littérature hagiographique comme source de l’histoire éthique, sociale et économique de l’Occident européen entre antiquité et moyen âge, dans XVe Congrès international des Sciences historiques. Rapport II : Section chronologique, Bucarest, 1980, p. 177-81, en partic. p. 179) : un récit hagiographique simple, pauvre de contenu mais où abondent les anthroponymes grecs et les noms de lieux socio-calabrais.
Une Vita de Léon Luc de Corleone fut imprimée pour la première fois en 1657 par le jésuite Ottavio Gaetani, qui indique qu’il l’avait trouvée dans trois manuscrits siciliens, respectivement à Palerme, à Mazara et à Corleone. Une autre Vita a été repérée par les bollandistes dans la bibliothèque de Giuseppe Acosta (1539-1600) et publiée dans les Acta sanctorum de mars. Aucun des deux éditeurs ne mentionne dans quelle langue étaient rédigées ces Vitae et ils les ont publiées en latin. Les bollandistes ajoutent qu’ils l’avaient trouvé primaevo stylo tandis que Gaetani avertit qu’il a modifié le style original stylo paululum cultiore. La B.H.L. signale l’incipit et l’explicit de la Vita publiée par Gaetani et de celle publiée par les bollandistes, tandis que la B.H.G. ne fait pas mention de Léon Luc de Corléone.
Récemment ont été retrouvés et publiés à Grottaferrata dans une nouvelle édition critique due à M. Stelladoro neuf autres manuscrits de la Vita, six en latin et trois en italien. Cinq (dont 3 en latin et deux en italien) sont conservés à la Bibliothèque centrale de la Région sicilienne à Palerme et proviennent du fond ancien du Collegio Maximo des jésuites, dans les bâtiments duquel est à présent installée la Bibliothèque (ms. II.E.9, des xvie-xviie s., fol. 80-126, et XI.G.2 du xviie s., p. 391-400) ; un manuscrit en latin, aujourd’hui à la Bibliothèque Vaticane (ms. Vat. lat. 6150 de la fin du xvie s., fol. 191-201), provient de la collection du cardinal Guglielmo Sirleto (1514-85) ; les deux autres manuscrits en latin sont conservés à la Biblioteca Vallicelliana à Rome et proviennent respectivement l’un (ms. Vallic. lat. H 18, des xvie-xviie s., fol. 377-81) de la collection de l’oratorien Antonio Gallonio (1556-1605), l’autre (ms. Vallic. lat. G. 96, des xvie-xviie s., fol. 191-201) du fond ancien ; le troisième manuscrit en italien se trouve à la Bibliothèque communale de Palerme et provient de la collection du jésuite Giovanni Maria Amato (ms. Qq. F. 83 1). A ces 9 manuscrits, on doit ajouter celui de Mazara, utilisé par Gaetani, qu’on croyait perdu mais qui a été retrouvé dans un autre volume de la Bibliothèque communale de Palerme contenant des documents hagiographiques et des Vies d’ascètes (publié tout récemment par M. Stelladoro : Ancora sulle carte preparatorie alle « Vitae Sanctorum Siculorum » di Ottavio Gaetani ; il cod. QqC 36 della Biblioteca Communale di Palermo, dans Codices Manuscripti, xxv, 1998, p. 35-40 et Il codice di Mazara della Vita di san Leone Luca di Corleone, ibid., xxvii/xxviii, 1999, p. 47-54).
Après un examen attentif de ces manuscrits a été formulée, sur base d’indices probants, l’hypothèse d’une double rédaction, due probablement aux jésuites de Palerme qui travaillèrent à la préparation des Vitae Sanctiorum Siculorum d’O. Gaetani. Cette conjoncture, bien que compliquée, ne doit pas être écartée, mais il ne faut pas rejeter l’existence de trois rédactions différentes, telle qu’elle est proposée dans la récente édition critique : l’une représentée par un manuscrit de Palerme (P, qui n’a pas été retrouvé mais que l’édition a reconstitué dans l’Appendice sur la base d’éléments repérés dans les 9 manuscrits conservés), qui est la plus incomplète ; une autre, plus complète (BCR) ; et une troisième, encore plus développée (ADLVN). Aucun des manuscrits retrouvés ne fait référence à G. Acosta ou au cardinal Sanseverino, dont parlent au contraire les bollandistes : « Eam nos primaevo stylo Romae nacti sumus in bibliotheca Illustrissimi viri Iosephi à Costa, quale olim fuerat Cardinalis Sanseverini (A.S., mars, i, 98, n°3) : les deux manuscrits de la Vallicelliana appartenaient effectivement à la collection des oratoriens et celui de la Vaticane provient de la collection du cardinal G. Sirleto. Au total, la légende publiée par les deux éditeurs est identique pour ce qui concerne les faits racontés, les différences étant purement stylistiques.
Textes : A.S., mars, i, 97-102. – I. Falcone, Virta di S. Luca Abate protettore della città di Monteleone, Naples, 1689. – Vitae Sanctorum Siculorum… a R.P.O. Caietano, Palerme, 1657, ii, 80-84. – La Vita di San Leone Luca di Corleone. Introduzione, testo latino, traduzione, comentario e indici, a cura di Maria Stelladoro, Grottaferrata, 1995.
Études : A. Acconcia Longo, Santi monaci italogreci alle origine del monasterio di S. Elia di Carbone, dans Bolletino della Badia greca di Grottaferrata, xlix-l, 1995-96, p. 131-49. – F. Carrera, Pantheon Siculum sive Sanctorum Siculorum Elogia, Gênes, 1679, p. 47-49. – A. Di Meo, Annali critico-diplomatico del Regno di Napoli della mezzana età, v, Naples, 1800, p. 128-29. – G. Da Costa-Louillet, Saints de Sicile et d’Italie méridionale aux viiie, ixe et xe s., dans Byzantion, xxix-xxx, 1959-60, p. 89-173, en partic., p. 111sq. – D. Martire, La Calabria sacra et profana, i, Cosenza, 1876, p. 291-92. – D.G. Lancia di Brolo, Storia della Chiesa in Sicilia nei dieci primi secoli del Cristianismo, i, Palerme, 1880, p. 410-11. – L.R. Ménager, La « Byzantinisation » religieuse de l’Italie méridionale, ixe-xiie s. et la politique des Normands d’Italie, dans R.H.E., liii, 1958, p. 747-74, en partic. p. 767sq. – G. Perdicari, Vite di santi siciliani, i, Palerme, 1688, p. 190-205. – M. Stelladoro, La tradizione manoscritta delle Vite di Leone Luca di Corleone, dans Bollettino della Badia greca di Grottaferrata, xlii, 1989, p. 61-82 ; Il codice di Mazara della Vita di san Leone Luca di Corleone, dans Codices Manuscripti, xxvii/xxviii, 1999, p. 47-54. – Bibl. sanct., vii, 1304-05 (B. Cappelli). – L.T.K.2, vi, 956. – N.C. Enc., viii, 652. – Cath., vii, 312. – Prosopographie der mittel-byzantinischen Zeit. Erste Abteilung (641-867), iii, Berlin-New York, 2000, p. 50-51 n°4439. – Lex. chr. Ik., vii, 391.
M. Stelladoro.

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Maria Stelladoro

Maria Stelladoro è docente ordinario di lettere classiche e specialista in paleografia e codicologia greca presso la Scuola Vaticana di Paleografia, Diplomatistica e Archivistica. Ha pure conseguito un perfezionamento in Studi Patristici e Tardo Antichi presso l'Istituto Patristico Augustiniano della Pontificia Università Lateranense e due perfezionamenti in Paleografia e Codicologia Greca e titolo equipollente al dottorato di ricerca.

Ha pubblicato saggi di agiografica siciliana greco-latina e di paleografia greco-latina su riviste specializzate (Bollettino della Badia Greca di Grottaferrata, Analecta Bollandiana di Bruxelles, Codices Manuscripti di Vienna, Hagiographica del SISMEL, Studi sull'Oriente Cristiano) e ha partecipato a Convegni Internazionali i cui Atti sono stati pubblicati in Studia Ephemeridis Augustinianum di Roma) e a progetti di ricerche pubblicate in Raccolta di Studi Internazionali su Pecia Resourcess en Médiévistiques a Saint-Denis.

Socio ordinario dell'Associazione Italiana per lo Studio dei Santi, dei Culti e dell'Agiografia promossa dal Dipartimento di Studi Storici, Geografici e Antropologici della Facoltà di Lettere e Filosofia dell'Università degli Studi di Roma Tre.

Di recente ha pubblicato la monografia Agata. La martire. Dalla tradizione greca manoscritta, Milano, Jaka Book, 2005. Euplo/Euplio martire. Dalla tradizione greca manoscritta, Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo 2006, Lucia la martire, Jaca Book 2010. Santa Febronia. Vergine e Martire sotto Diocleziano, Elledici, 2011.

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